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08/ Wilo

LES LIVRES À EMPORTER CET ÉTÉ

25/07/2017 | CONSEIL

Temps de lecture : 1’10’’

À l’heure des vacances estivales tant attendues, Eliott & Markus vous souhaitent de belles vacances. Que vous partiez ou non, voici pour vous, nos conseils sur les quelques livres qu’il ne faudra pas oublier de prendre avant de partir. Entre histoire, témoignages, tribunes, polars et secrets, l’ennui n’aura pas sa place dans votre valise.

Par Anne-Laure JOUBAIRE

POUR CEUX QUI NE DÉCROCHENT PAS

Directs du droit, Éric Dupont-Moretti et Stéphanie Durant-Soufflant, 2017, Michel Lafon, 247 pages – Impossible cette année de passer à côté du livre de celui que l’on surnomme « Acquitator ». À travers ce livre, l’avocat le plus connu de France dresse un réquisitoire contre l’hypermoralisation de la justice et le non-respect de la présomption d’innocence. Plus qu’un coup de gueule, ce livre cherche à faire prendre conscience, à travers des cas illustrés, des dégâts collatéraux du lynchage médiatique.

Je vous laisse juges… Confidences d’un magistrat qui voulait être libre, 2014, Luc Frémiot, Michel Lafon, 320 pages – Luc Frémiot nous livre son vécu d’ancien procureur de Douai et d’avocat général aux assises du Nord et du Pas-de-Calais. Il revient sur différentes affaires qu’il a traitées sur un ton romanesque empreint d’humour même si quelques passages évoquent une ambiance plus pesante, notamment quand il évoque les cas de violences intrafamiliales, les erreurs judiciaires ou encore le manque de moyens de la justice. Ce livre nous donne à réfléchir sur « cette vieille dame aveugle » qu’est la justice.

Les épines et les roses, Robert Badinter, 2012, Fayard, 288 pages – Surtout connu pour avoir aboli la peine de mort, Robert Badinter revient dans cet ouvrage sur le reste de son bilan. Garde des sceaux de 1981 à 1986, il a ardemment défendu les libertés publiques et mené à bien d’importantes réformes : dépénalisation de l’homosexualité, mise en place des travaux d’intérêts général, indemnisation des victimes de la circulation, accès des citoyens à la Commission européenne des droits de l’homme… Parsemé d’anecdotes, écrit avec l’humilité qui caractérise Robert Badinter, ce livre se lit comme le roman de la justice française. Rappelant, utilement en ces temps troublés, que « la réponse à la délinquance ne passe pas nécessairement par des lois privatives de liberté ».

POUR CEUX QUI VEULENT S’ÉVADER

Grands et petits secrets du monde de l’art, Danièle Granet et Catherine Lamour, 2011, Pluriel, 384 pages – Dans cet ouvrage bien documenté et accessible, les auteures nous dévoilent les arcanes et codes d’un monde aux secrets bien gardés. Pan majeur des flux financiers mondiaux, l’art fait l’objet de spéculations folles. Contrôlé par un petit nombre de personnes (collectionneurs, artistes, critiques, marchands…), ce monde use et abuse de tactiques pour faire monter les côtes artificiellement, lancer des tendances, vendre sans payer de frais de douanes ou encore contrôler les ventes aux enchères. Cette jet-set de l’art empêche désormais les musées d’acquérir des œuvres pour le grand public… Vous ne verrez plus l’art du même œil.

La servante écarlate, Margaret Atwood, 1987, Robert Laffont, 546 pages – Les amateurs de dystopie seront servis. Dans une région des États-Unis, un régime totalitaire a pris le pouvoir et divisé la société en castes. Tandis que certaines femmes sont des « épouses », d’autres sont des « servantes » uniquement destinées à procréer. Aucune femme n’a le droit de travailler et toutes sont surveillées, rationnées, punies selon un cadre moral et religieux puritain qui considère les sentiments comme suspects. Adapté en film et en série télévisée, ce livre intemporel invite à réfléchir à la place des femmes dans la société et à se questionner sur les dangers pesant sur les libertés. Du grand Atwood.

En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut, 2017, Folio, 176 pages – Quel euphémisme de dire que ce livre « ne démérite pas ». C’est en effet sans doute le plus beau premier roman que vous lirez cette année. Narré du point de vue d’un enfant, il nous entraîne dans le tourbillon d’amour que se vouent ses parents. Décrite dans la même veine que des textes signés de Boris Vian, la folie de la mère est traitée avec délicatesse et mélancolie. Brouillant les frontières entre réalité et fantasque, ce livre interroge subtilement sur les convenances et le conformisme. Installez-vous confortablement et partez pour un voyage virevoltant !

Notaire en eaux troubles, Alain Gandy, 2010, Presses de la Cité, 240 pages – 14e volet d’une série de romans policiers, cet opus raconte l’enquête de Joseph Combes, policier en poste à Villefranche-de- Rouergue. Un notaire à la retraite est retrouvé mort. S’est-il suicidé ? A-t-il été assassiné ? Des indices conduisent rapidement le héros vers la piste familiale, le défunt et son frère étant en différends. Mais alors ? Pourquoi la fille reniée hérite-t-elle de la totalité des biens ? L’écriture fluide et les rebondissements inattendus font de ce roman un moment des plus agréables.

Pour aller plus loin

Pour les insatiables, piochez de nouvelles idées !

 

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